Carnet de Bord
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2017, année du rat

dimanche 2 avril 2017 à 16:32

Pour les chinois ce ne sera qu'en 2020, nous avons pris un peu d'avance.

Heureusement elle fut relativement bève, pas plus de 10 jours. Et tout cela parce que nous avons mangé des cerises. Des cerises à noël, un luxe, mais dans le sud c'est la pleine saison. Et nous avons laissé la poubelle avec les noyaux dans le cockpit. Le lendemain, poubelle un peu rongée, quelques crottes et des noyaux grignotés avec l'amande qui avait disparu. Pas de quoi s'inquiéter, nous avons jeté la poubelle, acheté quelques pièges à souris, au cas où, et nous avons apareillé pour les Malouines où nous avions rendez-vous.

En chemin, Marleen a vu que mon bracelet de montre, en cuir, avait été rongé; puis ce furent les pommes dans le coffre du cockpit, puis ... Donc branle-bas de combat, regroupement de toute la nourriture dans la cabine avant, normalement inaccessible, armement des pièges avec du fromage, de la pomme, du lard, que sais-je encore. Sans résultat. Les appats étaient mangés, les pièges ne se déclenchaient pas, "Industria Argentina" oblige. et pendant ce temps là, tous les soirs à partir de 11h des bruits de grignotage, un peu partout dans les fonds.

Du coup j'ai fabriqué une trappe avec deux boites de conserve, un bout de bois, un morceau de sandow et un cintre en fil de fer, mis une cerise à l'intérieur tenue par un bout de laine qui retenait l'entrée ouverte, et, bingo, dans la nuit suivante le rat était passé à la trappe. Sa gourmandise l'a perdu.

Pour ceux que cela intéresse, j'ai mis deux photos du piège ici. Rien de bien sorcier, mais c'est efficace.

2017 année de papier

Une fois la question du rat réglée, nous nous sommes aperçus que j'avais oublié les papiers du bateau et les passeports à Ushuaia. Prefectura, boulangerie, quincaillerie, club nautique ? Pas moyen de se souvenir. Pas le temps de faire un aller-retour à Ushuaia. Des trois bateaux qui devaient partir pour les Malouines, deux étaient déjà en route, le troisième ne devait pas arriver avant un mois. Reste Johny sur son voilier Amarante que nous avions croisés avant de partir. Mais nous ne connaissons pas son adresse mail. Appel au fiston, qui trouve sa page facebook. On le contacte, il va regarder à 3 endroits sur 4 et ne les trouve pas. Re-appel au fiston pour qu'il trouve l'adresse mail de la boulangerie. On les contacte et heureusement, ils ont toujours les papiers et ils les gardent. Re-mail à Johny pour qu'il les prenne et qu'il les mette au courrier une fois arrivé à Puerto Williams; impensable évidemment de les envoyer à partir de l'Argentine.

Entre temps nous sommes arrivés à Stanley, port d'entrée des Malouines. Pas de papiers, nous sommes consignés sur le bateau. Enfin pas tout à fait, nous pouvons sortir en ville de 9h à 21h. Passé voir la chef de l'immigration, lui explique ce que nous comptons faire.

"Surtout pas par la poste, le courrier pour les Malouines passe par Londres d'où il est réexpédié par l'avion uniquement si il y a encore de la place. Il faut compter une quinzaine de jours dans le meilleur des cas." Impossible ... "Mais un paquebot doit arriver le lendmain à Ushuaia qui passe 3 jours plus tard à Stanley."



Elle contacte l'agent des Falklands pour qu'il contacte celui d'Ushuaia pour qu'il demande au commandant si il accepte de les prendre. Réponse affirmative le lendemain. Et reçois en même temps un mail de Johny : " je pars ce matin pour Puerto Williams, je n'oublie pas tes papiers". Coup de téléphone en urgence au club nautique, Johny n'est pas là, il vient de partir à la prefectura pour les papiers.

Finalement tout est bien qui fini bien, Uka intercepte Johny qui retourne au port de commerce, se fait jeter, défense de monter sur le paquebot, mais trouve un agent qui accepte de les transmettre au commandant, et trois jours après, le douanier les récupère après avoir tamponné les 3000 passeports des passagers qui ont débarqué en ville ce jour là. Et nos amies arrivent seulement le lendemain, leur avion ayant pris un jour de retard pour cause de brouillard.

Encore un grand merci à tous ceux qui ont participé à cette épopée, et tout particulièrement à Johny.

Et le bateau, la navigation, les mouillages ? Eh bien nous n'en avons qu'un souvenir un peu flou. Mais nous avons quand même pris quelques images que vous trouverez ici. Pour ce qui est des Falklands on en reparlera bientôt.